De profundis

Je prends à pleines mains le sable
Et le jette à la figure
Des derniers relents de mémoire
Sous la voûte
Les pierres mal jointées
Transpirent un parfum de moisi familier
Qui soulève le cœur de l’araignée
Elle tricote pourtant
Dans le jour et la nuit
De l’ampoule mal ficelée
Bout de fil aussi
Qui s’allume et s’éteint
Et qui donne un semblant de vie
Au sombre désordre
De cette profonde cave

Miró plus… Léger

La place que tu prends 
Quand tu n’es pas là
Plus que Miró plus… Léger
Tu navigues dans les formes
Aussi palpable qu’une orange
La place que tu prends
Quand tu t’égares
Plus que Miró plus… Léger
Le temps à contretemps
Tourne en messages silencieux
La place que tu laisses
Quand ton amour s’arrache
Plus que Miró plus… Léger
De l’espace bancal