Storm

Va ! Prie les princes savants
Que de ta bouche
Sortent des vers embaumés
Inaudibles dans la barrière du vent
Va ! Écoute l’air triomphant
Venant des plaines
De la gorge des princes
Va ! Pâlis sur la terre
Comme le marbre sur ta tombe
Tes veines chargées de plomb
Jalousent le chêne centenaire
Va ! Danse dans le ciel
Grisée de liqueur parfumée
Ton âme n’entend pas
Le tonnerre précédant
Les poignards assassins
Vois ! Les foules prises d’assaut
Plongées dans les ténèbres
Ne font pas la forêt

La quête

Lumière d’août dans le vent du sud
Nu-pieds à la recherche de ses pas
Il flotte dans le tumulte de ses pensées
Un îlot de sagesse
Quête inaboutie de son songe d’humain
Rieur par défaut, prieur en dessous.
Il jette son être tout entier dans la tourmente
Au lieu de scinder son ego
En deux parts égales.
Malheur lui dira-t-on
Bonheur se dit-il