D’un œil

D’un œil je te regarde
Et pourquoi ne pas dire
Que dans le fond
Ce que je vois
Ballottée dans le tumulte
C’est la douceur de ton âme
Le charme des heures
Si brèves
Planqué derrière le temps
Irritant de dureté
Les sursauts paresseux
Des semelles lourdes
De passes en impasses
Qui étourdissent de douleurs
D’un œil je te regarde
Et ce que je vois
Ne ressemble à rien
Qui est mien
Les mots dans les doigts
Et la douceur de ton âme
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Mélancolie nocturne

Parce que rien ne semble beau
Cachés derrière des vitres sales
Les corps rapetissent
Deviennent myriade d’atomes
L’air les promène de travers
Il travaille sur l’impression même
Dans la mélancolie de la nuit
Un rayon distant bute
Sur des vases remplis de tiges pourrissantes
Hier encore jeunesse flamboyante
La bouche ouverte accompagne le geste
Hurle alors même
Qu’elle n’a plus de voix