De profundis

Je prends à pleines mains le sable
Et le jette à la figure
Des derniers relents de mémoire
Sous la voûte
Les pierres mal jointées
Transpirent un parfum de moisi familier
Qui soulève le cœur de l’araignée
Elle tricote pourtant
Dans le jour et la nuit
De l’ampoule mal ficelée
Bout de fil aussi
Qui s’allume et s’éteint
Et qui donne un semblant de vie
Au sombre désordre
De cette profonde cave

11 réflexions sur « De profundis »

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