Plusieurs fois les formes vaporeuses
Ont décrit les signes
De l’avenir
Aussi bien que dans le marc de café
Le vin aidant
A garder la tête froide
Les yeux entrés dans l’intime
J’ai entendu ta voix
Me murmurer l’espoir
Liberty

Huile sur toile 61 x 50 cm
Mortel
J’étais enfant sans savoir
Que le temps
Me laisserait sans voir
La route à prendre
Me laisserait deviner la perte
De sa précieuse
Immortalité
L’homme de la fin

L’espace bavard
La mélancolie ondule
Huile sur eau
Libérant les éthers
Qui montent au ciel
Jusqu’à ce que les embruns
Les ramènent
Au seuil de ma porte
Lorsque fumant une cigarette
Je ferme les yeux
Et laisse pénétrer
L’espace bavard
Sans voix

Écroués
Le dessous de nos vies comme une prison déloyale
À laquelle s’accrochent les terreurs nocturnes
Pénètre lentement dans nos sources
À bien y regarder l’erreur est dans le croisement
Où les poseurs de bombes balaient leurs poussières
Délaissant les vestiges des temps anciens
Le regard mauvais
Bien qu’endormi le corps se soulève
Démangé par les suées toxiques
Le regard perdu du réveil
Défie une fois de plus l’aube nouvelle
Norman

Gemme
Les rivières asséchées tiennent lieu de tombeaux
Aux oiseaux qui plongent en piqué
Sur ce sol craquelé comme une mosaïque décorative
La tête tristement tournée vers le haut
Ils découvrent la partie du ciel qui ne leur appartient plus
Leurs yeux opaques passent pour des pierres qui roulent
Condoleō
